Il aura fallu jouer les prolongations mais la 16e conférence mondiale sur la biodiversité (COP16) a fini par aboutir à un accord. Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 février, à Rome, les représentants de quelque 150 pays ont adopté sous les applaudissements un dernier paquet de décisions, dont un texte portant sur la question critique du financement. Un peu avant 2 heures du matin, la ministre colombienne de l’environnement et présidente de la COP16, Susana Muhamad, a pu donner le coup de marteau final de ce rendez-vous. Il s’était ouvert à Cali, en Colombie, fin octobre 2024, puis il avait été suspendu avant de reprendre en Italie en début de semaine.
L’ensemble des décisions entérinées à Cali et à Rome doivent servir à mettre en œuvre les vingt-trois cibles du cadre mondial de Kunming-Montréal de 2022, des engagements ambitieux destinés à faire cesser l’effondrement catastrophique de la biodiversité d’ici à la fin de la décennie. Elles envoient aussi, selon un grand nombre de participants, un message important à l’heure où le multilatéralisme est mis à mal. Les politiques en faveur de la nature ont « le pouvoir d’unifier le monde, ce qui n’est pas rien dans un paysage géopolitique très polarisé, fragmenté, divisé et conflictuel », a rappelé Susana Muhamad.
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