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Alors que Boualem Sansal est réduit au silence depuis le 16 novembre 2024, date de son arrestation à l’aéroport d’Alger et de son placement en détention, son sort a été explicitement évoqué par le premier ministre, François Bayrou, mercredi 26 février, à l’issue du comité interministériel consacré au contrôle de l’immigration. « Prononcer le nom de Boualem Sansal dans cette conférence de presse » est « une manière de dire l’importance que la France accorde à sa personnalité et au respect qui devrait lui être dû », a déclaré le chef du gouvernement, confirmant la place que l’écrivain franco-algérien occupe désormais dans les relations tumultueuses qu’entretiennent Paris et Alger.

« Nous sommes dans une grande inquiétude à propos de sa santé » et « des pressions qui sont faites sur lui, notamment [celles] qui mettent en cause ses avocats », a insisté François Bayrou. Poursuivi pour des propos tenus sur l’appartenance de l’Ouest algérien au Maroc, l’auteur, âgé de 80 ans, est passible d’une peine de prison à perpétuité s’il est reconnu coupable d’atteinte à « la sûreté de l’Etat, l’intégrité du territoire, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions », comme le stipule l’article 87 bis du code pénal algérien. Quelle que soit l’issue de la procédure pénale engagée contre lui, la tenue d’un procès semble difficile à envisager à court terme tant la confusion règne aujourd’hui autour de son état de santé et des conditions dans lesquelles s’exercent les droits de la défense.

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