Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, février 26
Bulletin

Janvier 2021 : la France sort du deuxième confinement. Privés de cours, de vie sociale et parfois de ressources, les étudiants paient un lourd tribut à la crise due au Covid-19, notamment en matière de santé mentale. Les services spécialisés croulent, plus encore que d’habitude, sous les demandes d’aide. Emmanuel Macron annonce la mise en place, à partir du 1er février 2021, d’un « chèque psy » permettant aux étudiants de consulter gratuitement un psychologue en libéral, sans avancer d’argent. Quatre ans plus tard, où en est-on ?

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Les professionnels de santé dépassés par la vague de détresse psychologique qui touche les jeunes adultes

« Sur le principe, c’est une bonne idée : apporter rapidement une réponse aux difficultés psy des étudiants. Mais, en pratique, on constate toujours des problèmes d’accès et de pertinence du dispositif », résume Christophe Ferveur, psychologue à la Fondation santé des étudiants de France (FSEF) et vice-président du réseau de soins psychiatriques et psychologiques pour les étudiants (Resppet).

Directeur du service de santé universitaire de Clermont-Auvergne, Laurent Gerbaud fait partie des convaincus. « A l’époque, rappelle-t-il, on anticipait l’arrivée d’étudiants ayant connu un premier confinement en terminale, puis un deuxième à leur entrée à l’université, et donc très fragilisés par la rupture de leur vie sociale. » L’initiative a permis de doubler l’offre de soins disponible. « Concrètement, on est passés d’un poste de psychologue en équivalent temps plein (ETP) pour 33 000 étudiants à un pour 15 000. Une nette amélioration, même si on est encore loin du ratio d’un ETP pour 3 500 étudiants, enregistré en Australie, par exemple », souligne le médecin.

Réseau de psychologues partenaires

Pour l’université Clermont-Auvergne, mettre en place ce système n’a pas été une mince affaire, mais aujourd’hui il fonctionne. Une assistante médicale est chargée de centraliser les demandes des étudiants et de les orienter : chaque année, 50 % des requêtes (environ 2 800 cas) sont prises en charge au sein du service de santé universitaire, 10 % relèvent de cas urgents et sont immédiatement adressées à un psychiatre et les 40 % restantes (entre 1 800 et 2 000 cas) sont renvoyés vers le dispositif « Santé psy étudiant ».

Il vous reste 54.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
© 2025 Mahalsa France. Tous droits réservés.