Goma a été la cible d’attaques de drones, mercredi 11 mars. Au moins deux appareils ont frappé la capitale régionale du Nord-Kivu, dont la population est estimée entre 1 et 2 millions d’habitants, située aux confins orientaux de la République démocratique du Congo (RDC), faisant au moins une victime, une salariée du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
L’humanitaire française logeait dans le quartier résidentiel de Himbi, au bord du lac Kivu. La maison visée par la frappe a été gravement endommagée. « C’était vers 4 heures du matin. Nous avons entendu une explosion et immédiatement aperçu des flammes », raconte un voisin, dont l’habitation se trouve à proximité de la parcelle touchée. Selon des habitants, un seul corps a été aperçu sur les lieux, même si la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) affirme que l’attaque aurait fait trois morts.
L’AFC/M23 accuse les autorités de Kinshasa d’être à l’origine de l’attaque. L’armée congolaise mène régulièrement des frappes de drones à longue portée contre les positions rebelles, mais c’est la première fois que la ville de Goma est visée depuis qu’elle est passée sous contrôle du mouvement, en janvier 2025. Les rebelles dénoncent une attaque contre une résidence occupée par des personnels d’organisations humanitaires, dont l’Unicef et l’Union européenne. Sur X, Emmanuel Macron a appelé au respect du droit humanitaire et des personnels engagés sur le terrain, adressant « le soutien et l’émotion de la nation ».



