
Le dirigeant kurde syrien Salih Muslim, figure de l’autonomie politique acquise par la minorité kurde en Syrie, est mort, mercredi 11 mars, au Kurdistan d’Irak, au terme d’un long combat contre la maladie, a annoncé son parti dans un communiqué.
Il a longtemps coprésidé le Parti de l’Union démocratique (PYD), principale formation politique kurde de Syrie qui a joué un rôle central dans l’avènement d’une région autonome avec ses forces de sécurité et ses propres institutions dans le nord-est du pays.
Les Kurdes syriens ont toutefois été contraints en janvier de signer un accord douchant leurs espoirs d’autonomie, après avoir été attaqués par les forces du président syrien, Ahmed Al-Charaa, déterminé à asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire syrien.
Une vie consacrée « à la cause de son peuple »
Le parti de Salih Muslim a salué dans un communiqué un homme qui « a consacré sa vie à la cause de son peuple, et à la défense de leurs droits légitimes. »
Il est mort à Erbil, capitale du Kurdistan autonome d’Irak, « au terme d’un long combat contre la maladie », a précisé le communiqué du PYD.
Des amis et membres du parti se sont rassemblés devant un hôpital de la périphérie d’Erbil après avoir appris la nouvelle de son décès, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). Son corps sera transféré jeudi en Syrie pour y être enterré.
Né en 1951 en Syrie, M. Muslim est originaire de la ville de Kobané, symbole de la première victoire des forces kurdes contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique en 2015.




