Histoires Web mercredi, février 25

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Image extraite du film « 5 centimètres par seconde », de Yoshiyuki Okuyama.

L’adaptation en prises de vues réelles d’une fiction dessinée a toujours de quoi laisser perplexe. Pourquoi donc rejouer avec des acteurs de chair et d’os un long-métrage d’animation, qui plus est lorsque celui-ci est considéré depuis longtemps comme un film emblématique de son auteur ? Cette nouvelle version de 5 centimètres par seconde, réalisée par Yoshiyuki Okuyama d’après la première œuvre marquante de Makoto Shinkai en 2007 (Your Name, Les Enfants du temps…), n’échappe pas à cette interrogation.

Cinq centimètres par seconde serait la vitesse à laquelle tombe une fleur de cerisier, emblème printanier du Japon et symbole romantique. C’est en tout cas ce que Takaki (Hokuto Matsumura) apprend de son premier amour, Akari (Mitsuki Takahata), peu après leur rencontre, enfants. Mais un déménagement les sépare durablement. Le récit suit alors le jeune homme éprouvé dans ses sentiments, de 1991 à sa vie d’adulte en 2008 sans qu’il ait pu retrouver Akari.

En 2007, le film n’avait eu droit qu’à une sortie vidéo en France, mais avait marqué les esprits des cercles de fans d’animation japonaise. Makoto Shinkai aurait pioché dans ses souvenirs de jeunesse pour esquisser cette fresque mélancolique sur la perte du lien et la fin de l’adolescence. A côté de son énorme succès Your Name, 5 centimètres par seconde paraît aujourd’hui un peu imparfait, inachevé sur le plan de l’animation notamment. Mais c’est aussi ce qui lui conférait son charme. On regarde avec indulgence ce qui, presque vingt ans plus tard, continue de charmer.

Il vous reste 53.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version