Le premier ministre François Bayrou, à l'université d'été du Medef, à Paris, le 28 août 2025.

Le premier ministre, François Bayrou, donnera dimanche 31 août à 18 heures depuis Matignon une interview aux quatre chaînes d’information en continu. François Bayrou, qui sollicitera un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, « répondra aux questions de Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (Franceinfo), Marc Fauvelle (BFM-TV) et Sonia Mabrouk (CNews) », ont affirmé ces chaînes vendredi.

Le chef du gouvernement, qui s’est déjà adressé aux Français mercredi sur TF1, continue sa campagne pour ne pas devoir quitter son poste en axant son discours sur « la charge de la dette » et la nécessité de faire des économies. Une démarche vraisemblablement vouée à l’échec face aux annonces de l’opposition de rejeter cette confiance. Les oppositions seront reçues la semaine prochaine à Matignon, où François Bayrou a invité tous les chefs de parti, mais La France insoumise et les Ecologistes ont refusé de se rendre à ces consultations de la dernière chance. Le PS et le RN iront, mais pour lui redire qu’ils ne voteront pas la confiance.

Accusé de dramatiser la situation

Vendredi, François Bayrou a de nouveau appelé les « boomers » – les retraités – à ne « pas se désintéresser de la situation faite aux jeunes » dans un plaidoyer en faveur de sa décision de demander la confiance de l’Assemblée nationale.

La dette, « c’est une question pour les jeunes qui sont bloqués dans leur développement, dans leur projet de vie, dans leur carrière », a-t-il dit. « Et la démoralisation des plus jeunes, elle, est plus grave que toute autre démoralisation du pays », a-t-il plaidé en marge de l’inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne. Le plan du premier ministre ciblait notamment les retraités par une année blanche sur la revalorisation des pensions et le remplacement par un forfait de l’abattement fiscal de 10 % dont ils bénéficient.

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Le premier ministre est aussi revenu sur la critique selon laquelle il dramatise la situation financière de la France. « Ni je ne déforme, ni je n’exagère, ni je ne dramatise (…) Le risque maximal, c’est de ne rien faire », a-t-il martelé alors que « la charge de la dette sera cette année à 67 milliards » d’euros et « à plus de 100 milliards en 2029 selon la Cour des comptes ».

Il a critiqué ceux qui, comme les socialistes, veulent réduire son objectif de 44 milliards d’économies l’année prochaine. « C’est la première marche qui nous permettra en quatre ans de revenir à ce seuil où la dette ne grandit plus », a-t-il justifié, estimant ce seuil à un peu moins de 3 % de déficit public rapporté au Produit intérieur brut (PIB).

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Le Monde avec AFP

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