Après deux semaines de guerre en Iran, les Occidentaux se déchirent au sujet des sanctions prises contre la Russie de Vladimir Poutine. Vendredi 13 mars, Volodymyr Zelensky a profité de sa visite à Paris, la douzième depuis l’invasion de son pays par l’armée russe en février 2022, pour dénoncer l’assouplissement par les Etats-Unis des mesures de représailles prises à l’encontre de Moscou, et ce dans l’espoir d’entraver l’envolée des prix de l’or noir suscitée par le conflit contre la république islamique.
« La levée des sanctions entraînera (…) un renforcement de la position de la Russie », a jugé le président ukrainien à l’issue d’un entretien avec son homologue français, Emmanuel Macron, à l’Elysée. « Ce seul assouplissement par les Etats-Unis pourrait rapporter à la Russie environ 10 milliards de dollars pour la guerre [8,7 milliards d’euros]. Cela ne contribue certainement pas à la paix », a-t-il ajouté, au moment où la perspective d’une cessation des hostilités paraît des plus lointaines en Ukraine.
A ses côtés, le chef de l’Etat français a renchéri : « Le contexte de montée du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l’égard de la Russie, c’est la position que le G7 a tenue, c’est la position évidemment de la France et de l’Europe », a expliqué M. Macron aux journalistes, en jugeant « limité » l’impact d’une telle mesure. Mercredi 11 mars, l’Elysée avait assuré, à l’issue d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des sept principales économies démocratiques de la planète, y compris Donald Trump, que ceux-ci avaient au contraire, sans précision, « réaffirmé leur unité et leur détermination à poursuivre les sanctions à l’égard de la Russie ».
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