Vous ne le saviez peut-être pas, mais Robbie Williams est un singe. Dans le biopic Better Man, de Michael Gracey, sorti en France le 22 janvier, le chanteur du groupe Take That apparaît sous des traits simiesques, à l’aide d’images de synthèse. Un parti pris artistique adopté par le réalisateur en accord avec le chanteur et qui n’a rien de gratuit. Il renvoie en effet à la perception que l’artiste a eue de lui-même, selon son propre aveu, quand il a commencé à percer dans le show-biz, à savoir se sentir comme une bête de foire. « J’ai été un singe effronté toute ma vie. Il n’y a pas de singe plus effronté que le singe accro au sexe et sniffant de la coke que l’on trouve dans le film », déclarait-il à Associated Press.

Cette façon de se voir n’est pas propre à un artiste qui aurait un peu trop mis le nez dans la poudre, mais raconte un brouillage des frontières de plus en plus fréquent entre les mondes humain et animal. Si le confinement dû au Covid-19 a contribué à faire de nos compagnons à quatre pattes des membres de la famille à part entière, on est aujourd’hui dans le stade d’après : celui de la fusion psychique.

En 2023, la rappeuse américaine Doja Cat arrivait au Met Gala avec une robe munie d’oreilles de chat et une prothèse de museau de félin lui donnant de faux airs de Catwoman. Quand certains imitent l’apparence, d’autres se focalisent sur le mouvement. Sur les vidéos qu’ils publient sur TikTok, ils bondissent à quatre pattes dans leur chambre, dans l’herbe, ou dans la neige pour les plus courageux.

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