
Les pays membres du traité historique pour protéger la haute mer vont proposer de tenir leur première réunion formelle (COP1) en janvier 2027 au siège de l’ONU à New York. Après consultations avec les divers Etats membres, « nous allons recommander au secrétaire général que la première réunion de la COP soit convoquée du 11 au 22 janvier 2027 au siège de l’ONU », a déclaré lundi 23 mars Janine Coye-Felson, coprésidente de la commission préparatoire à la mise en œuvre de ce traité officiellement entré en vigueur au début de l’année.
Cette commission préparatoire tient pendant deux semaines sa dernière réunion à New York pour préparer les décisions qui devront être prises lors de cette première COP, comme certaines règles de fonctionnement ou le lieu du secrétariat.
Après des années d’attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 85 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu’il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées en haute mer.
Le texte, adopté en juin 2023, vise à contrecarrer les multiples menaces qui pèsent sur les océans.
Seul 1 % de la haute mer est protégé
Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l’importance de protéger tout entiers ces océans foisonnant d’une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l’oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines.
La haute mer commence là où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, à un maximum de 200 milles nautiques (370 kilomètres) des côtes et n’est sous la juridiction d’aucun Etat. Même si elle représente près de la moitié de la planète et plus de 60 % des océans, elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental.
Aujourd’hui, environ 1 % seulement de la haute mer fait l’objet de mesures de conservation. Mais, en 2022, l’ensemble des Etats de la planète se sont engagés lors de la COP15 sur la biodiversité à protéger, d’ici 2030, 30 % des terres et des océans de la planète. Pour y parvenir, le nouveau traité est capital.




