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Le puissant Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), qui assure la desserte en eau potable de 150 communes (hors Paris) et de 4,8 millions de Franciliens, a tranché, jeudi 25 janvier, au terme d’une délibération de ses 133 élus réunis à l’usine de production de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Veolia conserve le contrat de distribution de l’eau qu’il détient depuis 1923 à travers la Générale des eaux, devenue Veolia en 2003. Au terme d’un vote des élus, une écrasante majorité d’entre eux a préféré l’opérateur historique à son concurrent Suez, dont il avait absorbé une grande partie des activités internationales en 2021, au terme d’une bataille de plusieurs mois.

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Le contrat d’une durée de douze ans (2025-2036) et d’un montant de 4,3 milliards d’euros – le plus important en France (133 communes) – ne sera pas signé dans l’immédiat, a prévenu André Santini, président du Sedif et maire (UDI) d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Lundi 29 janvier, le Conseil d’Etat doit en effet examiner un recours de Suez, qui dénonce un incident informatique intervenu en avril 2023 et entachant la procédure. Révélé par l’hebdomadaire Marianne, le bug avait fait atterrir chez Veolia des documents confidentiels du Sedif destinés à son rival. Fin novembre 2023, le tribunal administratif de Paris avait néanmoins rejeté toute reprise du processus à son point de départ.

Ce choix de Veolia met un terme à une longue procédure, lancée en 2019 pour fixer le mode de gestion de ce service : la création d’une régie a été écartée au profit du maintien d’une délégation de service public. L’appel d’offres, ouvert en mai 2021, retenait six critères : le prix de l’eau comptait pour 35 % de la note, l’amélioration de sa qualité pour 25 %, suivis par la recherche-innovation pour une gestion durable (15 %), les risques supportés par le délégataire et la qualité du service aux usagers (10 % chacun), et pour finir, les ressources humaines (5 %).

Sur les deux premiers critères, les plus importants, Veolia a été le mieux disant. Son offre « présente un net avantage d’un point de vue tarifaire » (sur la part délégataire, qui représente 20 % du prix de l’eau facturé au consommateur) par rapport à celle de Suez, estime la direction du Sedif. Il l’a aussi jugée « plus performante » sur le plan des « travaux OIBP » (osmose inverse basse pression), une technologie de filtration et de purification de l’eau puisée dans la Seine, la Marne et l’Oise. Elle doit, selon Veolia, permettre la suppression totale du calcaire, du chlore et de nombreux micropolluants, comme les particules de plastique.

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