Premier titre, Cœur ardent. Premières notes, des vents, des cordes. Légèreté. Le son monte, s’intensifie, prend de l’amplitude. C’est le mouvement d’un rideau qui se lève, l’ultime seconde de solitude, la dernière inspiration avant de sortir de l’ombre. Enfin, surgit la voix, immédiatement identifiée, ce phrasé si particulier : « Soudain j’entre dans la lumière/le souffle court/le cœur battant… » En quelques secondes, Vanessa Paradis prend possession de l’espace, après sept ans sans nouvel album.

Pour ouvrir Le Retour des beaux jours, dont la sortie est annoncée le 10 octobre, Etienne Daho, qui a écrit et composé la plupart des titres avec le musicien Jean-Louis Piérot, a imaginé une apparition, comme une silhouette se dessine dans l’éclat des projecteurs. « Cette chanson, dit-il au téléphone, est venue très vite. J’avais envie que Vanessa entre dans le disque comme une artiste entre sur scène. » La chanteuse partira en mars 2026 en tournée. Le concert parisien, prévu en mai au Zénith, a affiché complet seulement quelques jours après avoir été annoncé.

C’est Vanessa Paradis qui a fait appel à Etienne Daho pour ce Retour. « Je l’admire, je l’estime, je l’aime », résume-t-elle le 15 juillet, dans le studio photo où a lieu le shooting pour M et, juste avant, une interview prévue pour durer quarante-cinq minutes (l’enregistrement s’arrêtera à 44 minutes 53 secondes).

Trois quarts d’heure, donc, pour mieux cerner l’une des artistes françaises les plus connues au monde, un visage qui nous est familier depuis le siècle dernier, un prénom qui résonne sans une seconde d’hésitation dans l’inconscient collectif hexagonal, une popularité intacte malgré les années. Moins d’une heure pour revenir sur trente-huit ans de carrière, huit albums, un nouveau disque, une vingtaine de films au cinéma pour tout évoquer, ou presque. « Vanessa ne parle pas de sa vie privée », a précisé l’attachée de presse par écrit.

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