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Réguler l’accès aux écrans pour les enfants, c’est l’une de ses priorités annoncées par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, mardi 16 janvier. Un groupe d’experts doit rendre des travaux d’ici au mois de mars sur « le bon usage pour nos enfants dans les familles » comme à l’école, selon les mots du chef de l’Etat.

Ce groupe d’experts de dix membres a été réuni pour la première fois le 10 janvier, a précisé l’Elysée, qui a communiqué sa composition, mercredi 17 janvier. Il est coprésidé par la neurologue et neurophysiologiste Servane Mouton et le professeur de psychiatrie Amine Benyamina, chef du département de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne). Les huit autres membres sont d’horizons divers : un épidémiologiste, un psychologue, deux juristes, deux spécialistes de l’éducation et deux du numérique.

Quatre axes de travail ont été fixés : faire émerger un constat partagé de l’impact des écrans sur la santé physique et mentale des enfants et adolescents, évaluer l’efficacité des dispositifs de régulation existants, notamment de contrôle parental, élaborer une doctrine de régulation des écrans et enfin proposer et valoriser des outils adaptés à tous les publics, avec des approches différenciées selon l’âge.

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Pour y parvenir, les experts feront une revue de la littérature scientifique, et vont auditionner plusieurs personnes. « Cette commission multifocale devra veiller à ce que ces recommandations soient applicables au niveau juridique et européen », décrit Amine Benyamina, pour qui « l’ambition du président est non pas forcément d’interdire mais d’aller vers un changement de paradigme sur l’usage de l’écran ».

Parents désemparés

C’est une évidence, le temps d’écran ne cesse d’augmenter, et ceci dès le plus jeune âge. Conséquence, de plus en plus de parents sont désemparés face aux usages du numérique, à la sensibilisation au risque. « Passer du temps devant un écran a un impact sur le développement affectif, sensoriel, cognitif d’un enfant », a insisté le chef de l’Etat. Ce qu’ont d’ailleurs montré de nombreuses études scientifiques.

Une étude dans The Journal of Child Psychology and Psychiatry, publiée en septembre 2023, mettait toutefois en avant que le contexte d’utilisation et l’environnement familial joueraient un rôle plus important que le temps passé devant un écran. Le temps d’écran pèse aussi sur le temps d’interaction, avec les parents notamment – qui eux-mêmes peuvent être sur leur écran – et empiète sur le temps consacré à faire du sport, à lire, à dormir… Le président de la République a aussi fustigé la forte consommation des réseaux sociaux, dénués de hiérarchie de l’information, qui trouble le « rapport à la vérité ».

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