Anne Azoulay (à gauche) lors de l’enregistrement du podcast « Une sale affaire », réalisé par Sophie-Aude Picon, en décembre 2025.

« Il ne suffit pas de dire, il ne suffit pas d’écrire, il faut être entendu. » Ainsi se terminait Une sale affaire (Flammarion, 2024), dans lequel Virginie Linhart racontait comment sa mère et son ex-compagnon avaient tenté de faire interdire L’Effet maternel (Flammarion, 2020). Autant dire qu’entendre aujourd’hui ses mots à l’antenne de Radio France, c’est, comme elle nous le confie, « abyssal ». « D’ailleurs, en sortant de la lecture sèche faite par les comédiens à l’automne, j’avais les jambes qui flageolaient, j’arrivais à peine à marcher. »

Mais reprenons. Soit Virginie Linhart, documentariste et écrivaine qui a fait du silence et de l’écoute le centre et l’objet de son travail. Dans Le Jour où mon père s’est tu (Seuil, 2008), elle a raconté comment son père, Robert Linhart, ancien chef maoïste, auteur de L’Etabli (Minuit, 1978) sombra dans le mutisme après une tentative de suicide, en 1981. Livre que la comédienne Anne Azoulay a eu envie d’adapter pour la radio.

L’amitié a fait le reste : Marion Naccache, très proche de la sœur de Virginie Linhart, lui présente cette dernière. Anne Azoulay lit alors L’Effet maternel dans lequel l’autrice raconte la relation particulière qui la lie à sa mère. Et c’est cette trilogie que l’on peut aujourd’hui écouter. Pour coudre cette histoire, les deux amies décident d’utiliser le procès comme fil noir, « véritable machine à voyager dans le temps et les espaces », comme l’explique Marion Naccache.

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