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S’agissait-il d’un écran de fumée ? Un rebondissement judiciaire pourrait éclairer d’un jour nouveau la fuite orchestrée par l’état-major du Paris Saint-Germain (PSG), jeudi 15 février, de l’annonce par la star Kylian Mbappé à ses dirigeants de son départ du club à l’été 2024. Selon nos informations, une perquisition a été menée par les enquêteurs, début février, au siège du PSG et de la chaîne BeIN Sports – appelé la « Factory » – à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). La perquisition a été confirmée de source judiciaire, sans aucune précision, « celle-ci étant couverte par le secret de l’instruction ».

Toujours selon Le Monde, cette opération s’inscrit dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en 2022 par le parquet de Paris relative au dossier dit des « barbouzeries » autour du club et de son président qatari, Nasser Al-Khelaïfi.

Dans l’un des volets de cette affaire à tiroirs, des policiers de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales avaient perquisitionné, le 15 janvier, plusieurs services de l’administration fiscale du ministère de l’économie et des finances, comme l’a révélé Mediapart. Leur but ? Vérifier si le PSG a bénéficié d’un traitement de faveur de l’administration fiscale et de l’Urssaf sur le transfert de Neymar en 2017, contre 222 millions d’euros.

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Sur la base du contenu du téléphone de l’ex-directeur de la communication du PSG (2017-2022), Jean-Martial Ribes, mis en examen dans ce dossier pour « corruption » et « trafic d’influence », les enquêteurs soupçonnent l’ex-député (LRM, ancien nom de Renaissance) de Paris et ancien vice-président de l’Assemblée nationale, Hugues Renson, d’avoir joué les entremetteurs pour le club parisien auprès de Gérald Darmanin, à l’époque ministre des comptes publics, pour que le PSG évite de payer des cotisations sociales et impôts sur le transfert de la star brésilienne.

Selon Mediapart, sur la base des « Football Leaks », le Paris Saint-Germain a reçu, le 27 juillet 2017, deux « rescrits » fiscal et social adressés par le fisc et l’Urssaf d’Ile-de-France, annonçant qu’il n’y aura ni impôt ni cotisations sociales à payer sur la clause libératoire de Neymar. Les négociations ont été menées avec l’état-major du PSG par le directeur de cabinet de M. Darmanin, Jérôme Fournel, devenu directeur général des finances publiques en 2019, puis, cinq ans plus tard, directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire.

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