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Le procureur de la République de Tulle, François Tessier, a confirmé, vendredi 1er mars au Monde, avoir « ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire » à la suite d’une plainte déposée, le 13 février, auprès du parquet de Limoges, contre le maire de Limoges, Emile Roger Lombertie (Les Républicains), à la tête de la commune depuis 2014 et vice-président de la communauté urbaine Limoges Métropole (CULM), ainsi que contre deux de ses adjoints et vice-présidents de la communauté urbaine, Jean-Marie Lagedamont et Catherine Mauguien-Sicard.

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Révélée par Le Monde, la plainte avait été déposée par un cadre et une ancienne directrice de la CULM pour « harcèlement moral » et pour toute infraction susceptible d’être qualifiée à l’encontre des personnes visées, notamment des chefs présumés d’agression et de harcèlement sexuels.

Contactés, la mairie de Limoges, la CULM, ainsi que les trois élus mis en cause « prennent acte » de l’ouverture d’une enquête préliminaire mais n’ont pas souhaité faire de commentaire à ce stade. Pas davantage que l’avocate des plaignants, Christelle Mazza.

« Regard plein de mépris »

Exemples à l’appui, les plaignants ont dénoncé un « exercice anormal de l’autorité hiérarchique » par les trois élus visés et condamnent les « propos et comportements hautement problématiques et toxiques » du maire, « des propos à caractère sexiste, graveleux, tendancieux et dénigrants, ainsi que des comportements à caractère sexuel sans équivoque ».

La plaignante a versé à la procédure un verbatim des propos graveleux, tendancieux et autres allusions sexuelles que lui aurait tenus le maire « à de multiples reprises », notamment entre 2015 et 2018. Le plaignant a évoqué, pour sa part, le dérapage de l’édile lors d’une réunion, en mai 2023, au cours de laquelle M. Lombertie, psychiatre à la retraite, lui aurait « enserré fortement le bras en l’insultant et le menaçant d’un regard plein de mépris ».

En vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, les plaignants ont aussi signalé « des propos et comportements » présumés « dont ils ont été témoins » ou ont eu connaissance, depuis 2014, au sein de la commune et de la communauté urbaine. Des faits susceptibles, selon eux, d’être qualifiés d’agression et de harcèlement sexuels.

Ils ont ainsi versé à leur plainte l’attestation d’une ex-proche collaboratrice du maire. Elle relate avoir subi de la part de l’édile des faits de « harcèlement physique et moral » et dénonce des propos graveleux et « une claque sur les fesses ».

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