L’affaire chamboule l’Allemagne depuis près d’une semaine. Le parquet allemand a annoncé, vendredi 27 mars, avoir ouvert une enquête contre l’acteur et animateur de télévision Christian Ulmen, ex-mari de l’actrice Collien Fernandes. Cette dernière l’accuse d’avoir créé et diffusé des fausses vidéos pornographiques d’elle.
L’hebdomadaire « Der Spiegel » avait dédié sa Une, samedi dernier, à Collien Fernandes, 44 ans. Elle y annonce avoir déposé plainte contre son ex-mari, qu’elle juge responsable du harcèlement en ligne qu’elle subit depuis plusieurs années et l’accuse de violences physiques.
Cette annonce a relancé outre-rhin le débat sur la diffusion de vidéos générées par intelligence artificielle (ou deepfakes) à caractère sexuel et le harcèlement subi par les femmes sur les réseaux sociaux. Selon les médias allemands, ce dossier est le pendant numérique en Allemagne de l’affaire Gisèle Pélicot, devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles.
Des manifestations de soutien dans tout le pays
Dans un communiqué, le parquet d’Itzehoe (nord) dit retenir un « soupçon initial » contre Christian Ulmen, 50 ans, à la lumière des éléments apportés par son ex-femme dans l’article du Spiegel. L’instance a rouvert l’enquête, classée en juin après la plainte de Mme Fernandes contre X déposée en 2024, faute d’indices permettant d’identifier l’auteur, selon le parquet. L’enquête sera désormais dirigée contre le mari.
Le parquet a retenu l’accusation de harcèlement et étudie si d’autres infractions pourraient entrer en ligne de compte, ajoute le communiqué. Au terme de l’enquête, le parquet pourra soit classer l’affaire sans suite soit demander l’ouverture d’un procès au pénal.
Depuis une semaine, des manifestations de soutien ont eu lieu dans toute l’Allemagne, notamment à Hambourg, jeudi, où l’actrice a prononcé un discours devant près de 20 000 personnes, selon les organisateurs. L’actrice a déposé plainte en Espagne, l’ancien lieu de résidence du couple de stars où la législation sur les violences faites aux femmes est particulièrement avancée.
Criminaliser la diffusion de deepfakes sexuels
L’Allemagne espère combler ses « lacunes juridiques » avec une loi contre les violences numériques concertée cette semaine par le gouvernement, a assuré la ministre de la justice, Stefanie Hubig. Berlin veut criminaliser la création et la diffusion de deepfakes sexuels et contraindre les plateformes à supprimer les contenus et poursuivre les auteurs, en pleine offensive européenne sur la question.
Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S’inscrire
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Le Monde
« La Météo du Climat »
Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.
Découvrir
Evénement
Les Amphis de l’info
À l’heure de l’IA et des réseaux sociaux, l’info se questionne : aux « Amphis de l’Info » des journalistes viennent à votre rencontre.
Découvrir
Le Monde Ateliers
Cours en ligne, cours du soir, ateliers : développez vos compétences
Découvrir
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S’inscrire
Le Monde
« La Météo du Climat »
Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.
Découvrir
Evénement
Les Amphis de l’info
À l’heure de l’IA et des réseaux sociaux, l’info se questionne : aux « Amphis de l’Info » des journalistes viennent à votre rencontre.
Découvrir
Le Parlement européen a approuvé, jeudi 26 mars, l’interdiction dans l’Union européenne (UE) des services d’intelligence artificielle (IA) permettant de « dénuder » des personnes sans leur consentement. Cela fait suite notamment à l’introduction il y a quelques mois d’une fonctionnalité dans Grok, l’assistant d’IA de l’homme d’affaires américain Elon Musk, qui permet aux utilisateurs de créer des montages hyperréalistes de femmes et d’enfants dénudés à partir de photos réelles. Cette affaire a soulevé un tollé dans de nombreux pays et entraîné l’ouverture d’une enquête de l’UE.



