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La commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) va être relancée avec un « collège directeur » à sa tête et un objectif de formation des professionnels pour proposer un parcours de santé aux victimes, a annoncé, mercredi 3 avril, la ministre déléguée Sarah El Haïry, dans un communiqué.

Ce quatuor sera composé de Maryse Le Men Régnier, ex-magistrate et présidente de la fédération associative France Victimes ; Thierry Baubet, chef du service de psychopathologie de l’enfant à l’hôpital Avicenne, à Bobigny ; Solène Podevin, présidente de Face à l’inceste ; et Bruno Questel, ancien député et maire, lui-même victime d’un viol étant enfant, précise-t-elle, dans un entretien au Figaro.

« Les violences sexuelles sur mineurs touchent une personne sur dix, ce n’est pas l’affaire de quelques-uns, mais l’affaire de nous tous », dit la ministre chargée de l’enfance, de la jeunesse et des familles, dans son communiqué.

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Construire une « chaîne de protection solide »

« J’installe aujourd’hui une gouvernance renouvelée, chargée de deux missions, au-delà de l’accueil de la parole des victimes, qui sera poursuivi et amplifié, ajoute-t-elle : d’abord, faire de tous les lieux de vie des enfants des lieux sûrs ; ensuite, construire une chaîne de protection solide de tous les enfants par tous les adultes. »

La Ciivise a été lancée en mars 2021, dans le sillage de la publication du livre de Camille Kouchner La Familia grande, qui dénonce l’inceste commis sur son frère par le politologue Olivier Duhamel. Pendant près de trois ans, elle a dévoilé les mécanismes de l’inceste, ses effets destructeurs à vie sur les victimes et son coût pour la société, un travail salué par de nombreux acteurs. Elle a recueilli près de 30 000 témoignages et émis 82 recommandations.

Il s’agit, développe la ministre dans les colonnes du Figaro, de mettre un terme à « deux mois compliqués » après la mise en retrait, en février, de sa vice-présidente Caroline Rey-Salmon – visée par une plainte pour agression sexuelle –, suivie dans la foulée de la démission de son nouveau président Sébastien Boueilh, qui estimait être « la cible de calomnies et d’attaques personnelles ». « Il n’a jamais été question d’arrêter les travaux malgré les turbulences », assure Sarah El Haïry.

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Le Monde avec AFP

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