Arrivé à la tête de l’équipementier automobile Forvia, le 1er mars 2025, Martin Fischer veut en changer la culture pour affronter une période particulièrement difficile pour le secteur. Ancienne filiale de PSA Peugeot-Citroën, Faurecia, numéro un du siège de voiture, a été rebaptisé Forvia en 2022, après l’acquisition de l’allemand Hella, géant de l’éclairage et de l’électronique… juste avant le début de la guerre en Ukraine. Depuis, la croissance se fait attendre. Il faut se tourner vers l’Asie pour la trouver. Et travailler au rythme de l’industrie chinoise.
Lors de la présentation du plan stratégique baptisé Ignite (« enflammer »), le 24 février, Martin Fischer, 56 ans, a mis en place une nouvelle organisation qui décentralise les pouvoirs et doit permettre au groupe de prendre des décisions plus rapides, au plus près des clients, en laissant plus d’initiatives aux équipes, y compris sur la chaîne de production. Cette dimension culturelle est, à ses yeux, essentielle.
Comment faire passer ce message aux 137 500 salariés et 140 nationalités de l’entreprise ? Forvia a décidé d’en faire un hymne d’entreprise, une chanson rassemblant les gens et les valeurs. « L’idée paraissait un peu saugrenue au départ », reconnaît Laure Sauser, responsable de la création de contenus chez Forvia. Puis elle s’est imposée. « Ce n’est pas fréquent, les hymnes d’entreprise, mais pas nouveau non plus : Veolia en a un », explique-t-elle.
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