
A l’image de son ballon ovale, dont les rebonds ont l’art de prendre au dépourvu, le rugby est souvent une affaire d’imprévus. Un faux bond peut provoquer une sortie de route impromptue, ou à l’inverse, retomber du bon côté. Samedi 14 mars, une semaine après avoir goûté l’amère potion de la défaite en Ecosse, l’équipe de France masculine de rugby a dégusté coupe en main l’ivresse d’un sacre, et spectaculairement bouclé sa campagne 2026 dans le Tournoi des six nations.
Au terme d’un match ayant célébré en fanfare les 120 ans du crunch face au rival anglais, les Bleus d’un immense Louis Bielle-Biarrey – auteur du premier quadruplé de sa carrière – ont pris le meilleur, in extremis, sur le XV de la Rose (48-46). Une pénalité pleine de sang-froid signée Thomas Ramos au bout de la nuit a fait basculer un Stade de France pantelant dans l’irréel, et a garanti aux Français un deuxième sacre d’affilée dans les Six nations. « Ça a été difficile, un match avec des péripéties de partout et un score très large. Il a fallu être costaud mentalement. On l’a été, [les Anglais] aussi, mais le destin a fait que c’était pour nous ce soir », a savouré le troisième ligne Charles Ollivon.
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