
L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS
Une jeune femme à la recherche de sa sœur cadette, dont elle a perdu la trace il y a une dizaine d’années, se fait embaucher dans un palace. Elle y découvre une secte composée d’individus des deux sexes ayant passé un pacte avec le diable et organisateurs, dès lors, de sacrifices humains nécessaires à la conservation de leur immortalité.
Tourné au Cap, en Afrique du Sud, le premier film hollywoodien du réalisateur d’origine russe Kirill Sokolov se réduit à une course-poursuite, durant toute une nuit, engagée entre l’héroïne « badasse » (Zazie Beetz) et des prédateurs humains encagoulés et en robes de moine, dans les couloirs et les dépendances d’un grand hôtel. Des décors sans aucun doute inspirés par le Suspiria (1977) de Dario Argento et les appartements du Dakota Building à New York où fut tourné le Rosemary’s Baby (1967) de Polanski, dont le film pourrait constituer une sorte de suite carnavalesque.
Spectacle enfantin et foutraque
Avec ses combats à mains nues ou avec le concours de diverses armes tranchantes, ses péripéties échevelées et grotesques, ses gags gores, ses égorgements et décapitations en cascade et ses réparties comiquement macabres, They Will Kill You n’a véritablement d’autre ambition que de proposer un spectacle enfantin ou, pire, adolescent. Celui-ci sombrant, par ailleurs, assez vite dans la répétition et le ressassement de blagues fatiguées même si quelques trouvailles réveillent, épisodiquement, l’intérêt du spectateur.
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