The Damned, un groupe pionnier du punk rock toujours fringant

Quel groupe, il y a un demi-siècle, a allumé la mèche discographique du punk rock britannique ? Les Sex Pistols ? Les Clash ? Non, The Damned, quatuor de garnements londoniens qui grilla la politesse à ces figures du genre en sortant, le 22 octobre 1976, le 45-tours New Rose (jeu de mots sur neurosis, « névrose » en français). Un mois avant Anarchy in the U.K., premier single des Sex Pistols, et cinq mois avant White Riot (1977), le coup d’essai des Clash.

Lire dans les archives (en 1987) : Article réservé à nos abonnés The Damned à la Locomotive, dix ans de punk

En février 1977, Brian Robertson, alias Brian James, à la guitare, David Lett, alias Dave Vanian, au chant, Raymond Burns, alias Captain Sensible, à la basse, et Christopher John Millar, alias Rat Scabies, à la batterie, récidivaient en catégorie « album », devançant leurs confrères avec Damned Damned Damned. Un premier opus qui collectionnait hymnes insolents et électrocutés, avant que la révolution punk n’explose tout à fait avec The Clash (avril 1977) et Never Mind the Bollocks (octobre 1977), premier (et dernier) album de la bande à Johnny Rotten.

Méconnus en France, les « damnés » ont survécu à de multiples brouilles et réconciliations, traçant un chemin bosselé, mais riche en pépites, passant de la furia juvénile au rock gothique ou à la pop psychédélique. Fidèle à une conception joyeuse de la performance rock, la petite institution fêtera son cinquantième anniversaire, le 11 avril, à Londres, dans la vaste OVO Arena Wembley. « Cela va être un sacré boulot de choisir le meilleur de cinq décennies et de périodes musicales aussi différentes », anticipe déjà Dave Vanian, 69 ans, très classe en costume-cravate vintage, le lendemain d’un concert parisien donné, dimanche 1er février, au Bataclan.

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