Tadej Pogacar après sa victoire sur Milan-San Remo, le 21 mars 2026.

Une fois encore, Tadej Pogacar a franchi un obstacle qui l’obsédait et lui résistait jusque-là. Le corps abîmé par une chute, l’esprit brouillé par les près de 300 kilomètres de bitume avalé, le coureur slovène (UAE Emirates-XRG) n’a pas fléchi au moment de disputer un sprint survolté aux côtés du Britannique Tom Pidcock (Pinarello Q36.5), samedi 21 mars, remportant pour la première fois de sa carrière Milan-San Remo. Soit l’avant-dernier « monument » qui manquait à son palmarès, et sur lequel il avait jusqu’alors accumulé les désillusions.

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« J’ai essayé de partir seul dans le Poggio [la dernière ascension du tracé, longue de 3,4 km avec une pente moyenne de 4 %], mais Tom Pidcock était très fort, commentait-il, hagard, auprès de l’organisateur. Il est très rapide, on le sait tous, on connaît son punch et sa vitesse, et il avait l’air très en forme. J’ai eu peur avant le sprint, quand il m’a laissé passer devant. J’attendais [avant de lancer le sprint], mais je ne pouvais pas non plus tarder. Au final, j’ai été surpris, c’était tellement proche. »

Le tenant du titre, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech), son principal adversaire dans l’exercice, et plus généralement rival désigné sur l’ensemble des courses classiques, n’a cette fois pas réussi à contrecarrer les plans de « Pogi ». Lâché dans l’ultime difficulté ligurienne, à cinq kilomètres du final, le Néerlandais, vainqueur en 2023 et 2025 de Milan-San Remo, n’a pu résister aux ultimes attaques du Slovène, éreinté comme rarement sur la ligne d’arrivée qu’il a franchie à la 8ᵉ place.

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