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Une frappe a touché, samedi 20 janvier, un bâtiment résidentiel à Damas, capitale de la Syrie, a rapporté la Syrian Arab News Agency (SANA). « Une attaque menée par Israël a visé un bâtiment résidentiel dans le quartier de Mazzeh », a écrit l’agence de presse officielle. « Le bilan est passé de six à dix morts après que des corps encore coincés sous les décombres ont été récupérés », a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), l’attaque a fait au moins dix morts.

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Le corps des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a annoncé dans un communiqué la mort de « quatre conseillers militaires de la République islamique » et d’« un certain nombre de forces syriennes » dans « une attaque aérienne menée par les chasseurs » israéliens. Il n’a pas précisé la fonction des victimes ; l’agence de presse iranienne Mehr a affirmé qu’il s’agissait du « responsable des renseignements des gardiens en Syrie et de son adjoint, ainsi que de deux autres membres de cette force ».

« Le bilan est passé de six à dix morts après que des corps encore coincés sous les décombres ont été récupérés », a précisé l’OSDH, une organisation non gouvernementale (ONG) sise au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie. L’immeuble en question a bien été détruit, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.

Dans le quartier de Mazzeh, à Damas, samedi 20 janvier 2024.

« Le quartier est connu pour être un quartier sécurisé qui abrite des chefs des gardiens de la révolution et des dirigeants palestiniens proches de l’Iran », écrit l’OSDH. Mazzeh abrite aussi le quartier général de l’Organisation des Nations unies ainsi que des ambassades. Un épais nuage de fumée s’échappait du bâtiment visé, selon des habitants et des images partagées par les médias progouvernementaux.

Un commandant iranien déjà tué en Syrie en décembre

Depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes sur le territoire syrien voisin, visant essentiellement les forces soutenues par l’Iran et le Hezbollah, alliés du régime syrien et ennemis jurés de l’Etat israélien, ainsi que l’armée syrienne. Israël, qui revendique rarement ses opérations en Syrie, a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas à l’Iran d’étendre sa présence dans ce pays, notamment par des milices ou des groupes armés comme le Hezbollah.

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En décembre, les gardiens de la révolution ont accusé Israël d’avoir tué l’un de leurs commandants dans une frappe en Syrie. Le général de brigade Razi Moussavi a été visé par « trois missiles » dans la ville de Sayyida Zeinab (banlieue sud de Damas), selon Téhéran. Les pasdarans ont présenté M. Moussavi comme « l’un des conseillers les plus expérimentés » de la Force Al-Qods, la branche des opérations étrangères de l’armée idéologique. Il était « le responsable logistique de l’“axe de la résistance” » en Syrie, selon eux.

L’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, se considère avec le pouvoir en Syrie, le Hezbollah libanais, le mouvement islamiste palestinien Hamas, des groupes irakiens et les rebelles yéménites houthistes comme faisant partie d’un « axe de la résistance » face à Israël au Moyen-Orient.

Le Monde avec AFP

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