
C’est un livret de vingt pages sur le thème des enfants et des écrans. Sur la couverture de « Voyage en numérique », un joli dessin accompagne une dizaine de logos, dont ceux de la République française et de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Le fascicule s’ouvre sur des textes signés par la ministre de la santé, Stéphanie Rist, et la haut-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry.
« J’espère que ces pages seront un outil utile et solide au service de leur épanouissement », conclut la ministre, dont le portefeuille inclut la protection de l’enfance. « Ce guide a vocation à vous soutenir à chaque étape de son parcours, dans un monde numérique en constante évolution », renchérit, sur la page suivante, Mme El Haïry.
Le livret, initialement publié début décembre et largement rediffusé ces derniers jours à l’occasion du « Safer Internet Day » (la Journée internationale pour un Internet plus sûr), ce 10 février, n’a pourtant rien d’un document produit par l’Etat : il s’agit… d’une publicité de Google. Le géant du numérique ne s’en cache pas : ce publirédactionnel évoque clairement « une communication de Google et YouTube », phrase assortie de la mention « ne pas jeter sur la voie publique », obligatoire pour les publicités sur papier.
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