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Après trois mois de grève – la plus longue qu’ait connue le Centre Pompidou –, la direction de l’établissement et deux organisations syndicales majoritaires, la CFDT et Force ouvrière, ont signé un accord, lundi 29 janvier. « Dès mon arrivée au ministère de la culture, j’ai souhaité mettre un terme à cette situation d’enlisement, s’est aussitôt félicitée la ministre de la culture Rachida Dati. Cent jours de grève, c’est inédit dans l’histoire du Centre Pompidou. Je remercie les agents et la direction pour leur esprit de responsabilité. » « Ce protocole est essentiel pour assurer la protection de nos collègues pendant la période de rénovation du Centre Pompidou », soutient Alexis Fritche, secrétaire général CFDT-Culture, saluant « l’implication de Mme Dati et de son cabinet, facteur déterminant dans l’aboutissement de cette négociation ».

Lire l’enquête : Article réservé à nos abonnés La grève au Centre Pompidou révèle un malaise profond du personnel

Depuis le 16 octobre, les grévistes avaient fait monter la pression pour obtenir des garanties d’emploi pendant la longue fermeture du Centre Pompidou pour travaux, de 2025 à 2030. La direction avait certes annoncé des pistes de redéploiement de l’activité. La Bibliothèque publique d’information (BPI) sera relocalisée dans le bâtiment Lumière, à proximité de Bercy Village. Une convention signée prochainement avec le Grand Palais permettra d’y organiser des expositions sur 2 800 mètres carrés.

Les agents qui doivent y être affectés feront le travail du personnel qui, jusqu’à présent, était externalisé. D’autres employés seront transférés dans l’antenne francilienne de Massy (Essonne), dont l’ouverture est prévue à l’été 2026. L’espace, dévolu principalement au stockage des réserves partagées avec le Musée Picasso, proposera sur quelque 2 500 mètres carrés deux expositions annuelles à partir des collections, ainsi qu’une programmation de spectacle vivant. Sous le libellé « Constellations », des expositions doivent aussi se tenir aux quatre coins de la France.

Aucun départ contraint

Pour les agents, inquiets de leur statut durant cette période, le flou demeurait sur les modalités de ce redéploiement. « Cinq ans de fermeture, c’est énorme dans la carrière d’un agent », résumait alors Philippe Mahé, secrétaire du syndicat Force ouvrière. Le texte de l’accord signé lundi, que Le Monde a pu consulter, préserve leur statut de droit public pendant la fermeture ainsi qu’à la réouverture. Aucun employé en CDD ni CDI ne sera licencié durant les travaux, l’établissement proposant de cédéiser certains contrats précaires. Le document prévoit également une augmentation du budget de formation et promet un accompagnement des salariés.

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