
Acculé par les soudaines sanctions douanières américaines – des pénalités de 50 % sur les produits indiens motivées, selon Donald Trump, par les importations de pétrole russe –, Narendra Modi a décidé de se rapprocher de Pékin, pourtant son rival et ennemi. Le premier ministre indien a été reçu, dimanche 31 août, par le président chinois, Xi Jinping, quelques heures avant l’ouverture du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï, qui se tient à Tianjin, immense ville portuaire proche de la capitale chinoise. Il s’agit de la première visite en Chine du nationaliste hindou depuis 2018. Les deux dirigeants étaient en grand froid depuis l’affrontement, en 2020, de leurs soldats sur les hauteurs du Ladakh, une région himalayenne contestée, qui avait fait 20 morts côté indien et un nombre indéterminé côté chinois.
La rencontre a duré une heure, à l’issue de laquelle M. Modi s’est montré particulièrement optimiste, évoquant « un climat de paix et de stabilité » retrouvé « après le désengagement à la frontière » et appelant à une intensification des relations. « Notre coopération répond aux intérêts de 2,8 milliards de personnes dans nos deux pays, a-t-il déclaré. Elle ouvrira également la voie au bien-être de toute l’humanité. Nous sommes déterminés à faire progresser nos relations sur la base de la confiance mutuelle, du respect et de la sensibilité. »
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