
« Douche froide », « rupture », « démission »… Les qualificatifs utilisés par les associations et les experts de santé mondiale pour décrire la baisse drastique de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, appelé plus simplement Fonds mondial, témoignent de l’onde de choc de la nouvelle dans la lutte contre ces trois maladies responsables chaque année de 2,5 millions de morts dans le monde.
Historiquement deuxième contributrice du Fonds mondial, la France va lui fournir 660 millions d’euros pour la période 2026-2028, selon une source haut placée. Cela représente une baisse de 58,6 % par rapport au 1,596 milliard d’euros alloués pour le cycle 2023-2025. L’annonce n’en a pas encore été officiellement faite, mais le fonds a d’ores et déjà pris cette estimation en compte dans ses projections sur les deux prochaines années. A l’issue de son conseil d’administration, mercredi 18 février, le Fonds mondial s’est félicité d’avoir réuni 12,64 milliards de dollars (10,74 milliards d’euros) pour son prochain cycle de financement, loin toutefois de l’objectif ambitieux de 18 milliards de dollars qu’il s’était fixé.
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