Histoires Web mercredi, février 18
« Si nous ne voulons pas assister à ce qui ressemble à une guerre génocidaire contre les civils, il nous faut au plus vite secourir la population ukrainienne »

Au bout de quatre années d’une guerre qui a vu l’armée russe pilonner systématiquement les infrastructures civiles ukrainiennes – immeubles d’habitation, hôpitaux et maternités, universités et bibliothèques, et, chaque hiver, les installations qui alimentent le pays en énergie –, le doute n’est plus possible : Poutine a décidé d’anéantir purement et simplement toute vie civile en Ukraine, afin d’obtenir par la terreur l’effondrement moral de la population. Quel est donc le crime de ces voisins auxquels le Kremlin dénie toute existence et toute histoire singulière ? Ils ont osé choisir la liberté et refusé, depuis 2014, la vassalisation que leur a imposée, des siècles durant, l’impérialisme russe.

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La Russie n’a évidemment nul besoin de nouveaux territoires. Les ressources des espaces immenses sur lesquels règne la Fédération sont largement inexploitées, ses villages se dépeuplent, ses routes ne sont plus entretenues, etc. L’invasion à grande échelle de l’Ukraine, comme celle de la Crimée et d’une partie du Donbass huit ans plus tôt, répondent à un autre objectif : effacer l’existence même du peuple ukrainien en le russifiant.

Si nous ne voulons pas assister, passifs et complices, à ce qui ressemble fort à une guerre génocidaire, systématiquement menée contre les civils, il nous faut au plus vite nous porter au secours de la population. L’organisation non gouvernementale Price of Freedom a étudié la faisabilité d’une zone de protection aérienne capable d’intercepter missiles, bombes guidées et drones russes au-dessus du territoire ukrainien occidental.

Cette proposition, baptisée « Skyshield » [« bouclier du ciel »], a été validée par plusieurs centaines d’experts et de hauts gradés militaires. Elle entrerait dans les compétences des forces armées de la « coalition des volontaires » impulsée par Emmanuel Macron. Pourrons-nous compter sur le président de la République pour engager la mise en œuvre de ce bouclier aérien, avec une vigueur comparable à celle qu’il a mise dans la création de la coalition des volontaires ?

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