Histoires Web samedi, février 14
Sélection galeries : Sophie Taeuber-Arp chez Hauser & Wirth et Françoise Pétrovitch chez Semiose

Sophie Taeuber-Arp chez Hauser & Wirth

L’importance de Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) n’est plus à démontrer. En 2021, le Museum of Modern Art (MoMA) de New York lui consacrait une rétrospective sous-titrée Living Abstraction (abstraction vivante). L’adjectif est juste : non seulement la vie de l’artiste est scandée par sa participation à Dada (mouvement artistique subversif né en 1916), à Zurich, et aux groupes Cercle et carré et Abstraction-Création, à Paris, mais elle ne cessa jamais d’engager des expériences nouvelles, ne se laissant pas enfermer dans des règles définitivement fixées. Cette mobilité, le plaisir de la recherche et du risque se voient dans l’exposition, bien qu’elle soit composée à partir d’une notion unique, la courbe.

Empruntant à la Fondation Arp (Stiftung Arp e.V.), en Allemagne, et à des collections privées et publiques, elle réunit près de cinquante œuvres, créées entre 1916 et 1942, de plusieurs des techniques que l’artiste employa : huiles sur toile, gouaches et dessins sur papier et carton, bas-reliefs polychromes de bois découpés et collés, et le portrait de Hans Arp (naturalisé français en 1926, il prendra le nom de Jean Arp) qu’elle fit en 1918 avec des volumes de bois tournés et peints.

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