
Les listes pour le second tour des élections municipales sont désormais arrêtées. Si le premier tour a consacré un paysage politique fragmenté, les deux courtes journées de campagne qui ont précédé le dépôt des listes, mardi 17 mars à 18 heures, avaient de quoi donner le tournis aux électeurs, par la rapidité et la diversité des alliances passées. Entre union des gauches et maintien de la droite face au Rassemblement national (RN), s’y retrouveront-ils dimanche ?
C’est d’abord à gauche que la question se posera, car c’est au sein de cette famille que les alliances sont les plus nombreuses. Après s’être invectivés des semaines durant, le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) se sont accordés dans de nombreuses villes, de Lyon à Besançon en passant par Grenoble. Même la numéro deux du parti à la rose, Johanna Rolland, a topé avec les « insoumis » à Nantes.
Habituelles à gauche, ces alliances sont cependant lourdes de sens à un an de l’élection présidentielle de 2027. Comme l’explique l’économiste Youssef Souidi – auteur d’une Nouvelle cartographie électorale de la France (Textuel, 304 pages, 24 euros), parue le 14 janvier –, les résultats des municipales ne peuvent en aucun cas être extrapolés pour la présidentielle, en revanche ces scrutins fournissent un enseignement national sur le positionnement des partis face à l’échéance électorale. De ce point de vue, la gauche fait à nouveau, après les législatives de 2022 et 2024, l’expérience que « nul n’est hégémonique ».
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