
C’est une rencontre multipartite sans conférence de presse conjointe ni photo de groupe, mais elle fait date. Plus de six ans après leurs dernières négociations directes, lors de deux séries de tables rondes, en décembre 2018 puis mars 2019, en Suisse, les acteurs du dossier du Sahara occidental se sont réunis, dimanche 8 et lundi 9 février, à Madrid. Les deux belligérants y étaient représentés : le Maroc, qui contrôle 80 % de ce vaste territoire désertique, et les indépendantistes du Front Polisario, qui s’opposent à cette mainmise. L’Algérie, soutien historique du Polisario, y avait dépêché un émissaire, tout comme la Mauritanie, qui partage une frontière avec le Sahara occidental.
Ces pourparlers, révélés par le site d’informations espagnol El Confidencial dimanche, ont été rendus publics par la mission américaine auprès des Nation unies, lundi en fin d’après-midi, par un bref message sur X saluant des « discussions » entre « délégations de haut niveau ». Les réunions ont été discrètement organisées dans la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis en Espagne.
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