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Dans une de ces anciennes cours d’artisans qu’abrite encore l’entrée de certains immeubles du 10e arrondissement de Paris, l’orfèvre pop Ambroise Willaume possède un atelier dont les outils invitent à la création collective. Guitares, basse, superposition de synthétiseurs, pianos droit et à queue, enceintes, équipement informatique, batterie entourent fauteuils et canapé, dans ce qui ressemble autant à un petit salon qu’à un studio de répétition ou d’enregistrement.

C’est ici que, sous le nom de Sage, ce garçon né le 16 décembre 1986, chanteur, compositeur, réalisateur, arrangeur et multi-instrumentiste façonne les chansons (anglophones) d’une carrière solo ou celles de son nouveau groupe, Astral Bakers, dont le premier album, The Whole Story, sortira le 9 février. C’est là aussi que l’ancien membre du trio Revolver élabore les productions (Albin de la Simone, Clara Ysé, Raphaël…) qui font de lui l’un des hommes de l’ombre les plus marquants de la scène française, depuis le triomphe des deux premiers albums de Clara Luciani (Sainte-Victoire, en 2018, et Cœur, en 2021), dont il a assuré la réalisation et cosigné plusieurs des tubes.

C’est également dans son cocon de musique que ce grand trentenaire, dont la tignasse ébouriffée garde le souvenir de l’adolescence, a construit la création Messages personnels, que lui ont confiée conjointement l’Hyper Weekend Festival et le Printemps de Bourges. Soit une célébration des chansons de Françoise Hardy, interprétées par une pléiade d’invités (Thomas Dutronc, P.R2B, November Ultra, Philippe Katerine, Hubert Lenoir, Voyou, Clara Luciani…), sous la direction d’Ambroise Willaume et des Astral Bakers, lors d’un concert qui clôturera, dimanche 28 janvier, l’Hyper Weekend Festival dans l’auditorium de Radio France. Avant qu’un acte II, au casting un peu différent (et peut-être plus international), soit proposé à Bourges, le 24 avril.

Obsessions beatlemaniaques

D’abord imprégné de culture pop anglo-saxonne, Sage reconnaît qu’il n’était pas, jusque-là, un spécialiste de Françoise Hardy – « Je ne connaissais qu’une quinzaine de ses titres les plus célèbres » –, au contraire de Didier Varrod, fondateur et programmateur de l’Hyper Weekend Festival et directeur musical des antennes de Radio France, auteur, en 2016, d’un portrait en neuf épisodes de l’icône, Comment te dire Hardy, diffusé sur France Inter.

« Didier [Varrod] a fait un premier tri en me proposant une liste de cent chansons, dans laquelle je devais choisir une vingtaine de titres. » Il avait à peine fait son choix que Françoise Hardy, prévenue du projet par Varrod, suggérait à son tour – malgré de graves problèmes de santé – une sélection de 80 morceaux. « Elle nous disait en substance : “Voici des chansons que personne ne reprend jamais et qui font partie de mes préférées.” »

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