Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, avril 24
Bulletin

Les départements de l’Yonne et de la Saône-et-Loire restent mardi 2 avril en vigilance rouge, selon un bulletin de Météo-France, face aux niveaux « exceptionnels » de certaines rivières alors que l’onde de crue se déplace vers la Bourgogne.

La décrue de l’Armançon, affluent de l’Yonne, est bien amorcée en amont, mais le danger persiste en aval, vers le nord de l’Yonne, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). A Tonnerre, où le niveau de l’eau atteignait déjà 2,75 mètres en milieu d’après-midi, « le pic est attendu vers 20 heures-22 heures », a fait savoir à l’AFP Cédric Clech, maire de ce bourg de près de 5 000 habitants.

Entre 100 et 150 personnes vivent dans 80 habitations situées en zone inondable, mais seule une personne âgée a accepté de quitter son logement, a ajouté l’élu, qui, par précaution, a ouvert un centre d’hébergement d’urgence et mise sur des travaux réalisés récemment pour contenir l’eau. Dans le secteur, les transports scolaires ont été affectés, selon la préfecture, et près de 300 foyers font l’objet de coupures d’électricité préventives, selon Enedis.

La Côte-d’Or passe en vigilance orange

Vers Auxerre, le bassin du Serein est également en vigilance orange, avec une onde de crue attendue par la commune de Chablis, célèbre pour son vin, « en fin de journée mardi », selon la préfecture de l’Yonne. Dans la ville, la rivière était encore très paisible vers 15 heures, mais ses eaux avaient largement débordé une heure plus tard, poussant les services municipaux à bloquer plusieurs routes.

Plus au sud, en revanche, la décrue se confirme après une brusque montée des eaux, qui a surpris par son intensité. « On a l’habitude de ce genre de crue mais, à 3 heures du matin, ça s’est accéléré et puis, là, il y a eu une espèce d’effet de lame qui a fait que l’eau est montée très très rapidement », a raconté à l’AFP un habitant de Noyers, village situé en amont du Serein.

« Je n’ai jamais vu ça. On a dépassé la crue exceptionnelle de 2013 de 53 centimètres et on frôle la crue centennale de 1910 », a renchéri Olivier Murat, maire d’Aisy-sur-Armançon, un village de l’Yonne de 250 habitants. La décrue dans ce secteur a permis de rétrograder la Côte-d’Or en vigilance orange, mais le département n’est pas tiré d’affaire pour autant : les eaux continuent de monter dans le secteur de l’Ouche, un affluent de la Saône, qui borde Dijon.

Certaines rues de la métropole bourguignonne étaient couvertes d’eau mardi. « Le service de prévision des crues prévoit des niveaux pouvant atteindre 3 à 3,2 mètres à la station de Plombières-lès-Dijon jusqu’au début de la nuit de mardi à mercredi », selon la préfecture, qui a mis en place une cellule de crise.

« Procédure accélérée » de reconnaissance de catastrophe naturelle

En Saône-et-Loire, les précipitations ont touché le bassin de l’Arroux, 36 communes et coupé plusieurs routes départementales, selon la préfecture. Depuis lundi, les pompiers ont réalisé 224 interventions, donnant lieu à la mise en sécurité de 64 personnes. Le pic de la crue touchait principalement mardi les communes de Toulon-sur-Arroux, Vendenesse-sur-Arroux et Gueugnon, mais « une lente baisse s’est engagée », selon la préfecture.

Newsletter

« Chaleur humaine »

Comment faire face au défi climatique ? Chaque semaine, nos meilleurs articles sur le sujet

S’inscrire

Outre la Côte-d’Or, l’Aube et la Haute-Marne restaient en vigilance orange. En vigilance rouge samedi, l’Indre-et-Loire est repassée dans le jaune et se concentre à « évaluer les dégâts ». En Haute-Vienne, les recherches d’un kayakiste porté disparu sur la Vienne en crue depuis samedi après-midi, près de Limoges, devaient reprendre mardi.

Le gouvernement a annoncé qu’une « procédure accélérée » serait enclenchée pour les communes touchées par ces crues concernant le régime des catastrophes naturelles.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.