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L’Assurance-maladie a enfin abattu ses cartes : le tarif de la consultation de base chez le médecin généraliste pourrait être revalorisé à hauteur de 30 euros – contre 26,50 euros, depuis le 1er novembre. La proposition, émise jeudi 8 février, lors de la troisième séance multilatérale de la négociation conventionnelle avec les médecins libéraux, était attendue de pied ferme par les professionnels, qui dénoncent l’insuffisance des tarifs depuis des mois.

Des revalorisations propres à chacune des spécialités cliniques et techniques ont également été mises sur la table, en premier lieu dans les secteurs où les rémunérations sont les plus faibles, en pédiatrie, en psychiatrie, en gynécologie médicale… Des mesures « substantielles » et un « investissement massif », a défendu le patron de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), Thomas Fâtome, pour renforcer l’attractivité de la médecine libérale. Le calendrier de leur mise en œuvre n’est en revanche, pas encore tranché.

Prévu initialement le 25 janvier, ce rendez-vous sur le sujet clé des rémunérations a été reporté une première fois, alors que le maroquin de la santé n’avait plus de titulaire dédié au sein du gouvernement. Catherine Vautrin a bien été nommée sur un périmètre mêlant travail, santé et solidarités, mais la désignation d’un ministre délégué au secteur restait à officialiser. C’est chose faite ce jeudi soir, avec la nomination de Frédéric Valletoux.

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« Objectifs collectifs, chiffrés et mesurables »

Alors que les déserts médicaux n’ont cessé de s’aggraver, cette discussion avec les six syndicats représentatifs de la médecine libérale, généralistes et spécialistes, a été relancée par le gouvernement à l’automne. Elle doit aboutir, au printemps, espèrent les protagonistes, à une nouvelle convention fixant les règles d’exercice et de rémunération des professionnels. Une première tentative a échoué en février 2023, butant sur un « contrat d’engagement territorial » qui entendait conditionner ces revalorisations, et avait provoqué une levée de boucliers.

Si ce contrat a bien été abandonné, l’Assurance-maladie met cette fois-ci l’accent sur des contreparties qu’elle compte demander aux médecins. Elles seront déclinées avec des « objectifs collectifs, chiffrés et mesurables », a avancé Thomas Fâtome. Et porteront sur différents axes : l’amélioration en matière d’accès aux soins, notamment en renforçant la permanence des soins en « première partie de nuit » ; la refonte des rémunérations forfaitaires, avec la possibilité pour certains médecins d’être intégralement rémunérés au forfait, et non plus à l’acte ; ou encore la qualité et la pertinence des soins, à l’heure où le gouvernement assure vouloir faire baisser la consommation de médicaments.

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