L’entrée principale d’Agirc-Arrco, organisme français de gestion des pensions complémentaires des salariés du secteur privé, à Paris, le 6 janvier 2023.

Les comptes restent dans le vert et promettent des débats acharnés sur les conséquences qu’il convient d’en tirer. Mardi 31 mars, la caisse de retraites complémentaires du privé Agirc-Arrco a indiqué qu’elle avait dégagé un excédent de 1,4 milliard d’euros en 2025. Ce « résultat global » est, certes, en net recul par rapport à l’exercice précédent (+ 4,6 milliards en 2024), mais la situation financière du régime, copiloté par les syndicats et le patronat, demeure « robuste », comme l’a souligné la vice-présidente, Brigitte Pisa (CFDT), lors d’une conférence de presse.

Les acteurs en présence se projettent désormais sur les discussions qu’ils vont ouvrir, durant l’été ou au début de l’automne, pour déterminer la prochaine revalorisation des pensions, de novembre 2026 à octobre 2027 – sachant que les avis, en la matière, divergent.

Au sein de notre système par répartition, l’Agirc-Arrco est l’un des dispositifs les plus importants, avec 101 milliards d’euros d’« allocations » versés, soit le quart du montant total des retraites attribuées sur une année par l’ensemble des régimes. La caisse complémentaire du privé a engrangé en 2025 un surplus qui est issu principalement des placements de ses réserves financières sur les marchés : ils lui ont rapporté 1,1 milliard d’euros, soit près de 80 % de son « résultat global ». Les cotisations sociales, qui constituent la quasi-totalité des ressources de l’Agirc-Arrco, couvrent les dépenses de pensions, mais ne laissent qu’un léger solde positif (300 millions d’euros).

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