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Il aura fallu près d’un mois pour qu’Emmanuel Macron et Gabriel Attal finalisent leur équipe gouvernementale. Un record dans l’histoire de la VRépublique. C’est par un simple communiqué, transmis jeudi 8 février peu après 20 h 30, qu’a été dévoilée la liste des recrues complétant le « pack » de ministres nommés le 11 janvier. Après l’« audace » et la jeunesse revendiquées lors de la nomination du « XV de France », selon l’expression de l’Elysée, le gouvernement au complet doit incarner l’« action » et les « résultats », a assuré le premier ministre lors d’un entretien sur France 2 jeudi soir.

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Les figures sont, pour la plupart, familières. Aucune prise de guerre n’est recensée et la promesse d’un gouvernement « resserré » s’envole avec un total de 35 ministres et secrétaires d’Etat, contre 38 dans le dernier gouvernement d’Elisabeth Borne.

L’ancienne championne de tennis, Amélie Oudéa-Castéra, emportée par une succession de polémiques après son arrivée au ministère XXL de l’éducation, de la jeunesse, des sports et des Jeux olympiques, retrouve son ancien portefeuille, limité aux sports et aux JO. « Je remercie le président de la République et le premier ministre de me renouveler leur confiance », a commenté sur X l’ancienne camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, consciente d’avoir frisé un départ pur et simple du gouvernement. « Il y a eu un trouble, un malaise, a reconnu Gabriel Attal jeudi, en évoquant les maladresses de la ministre, les conditions pour avancer sur l’école n’ont pas été réunies. » Pour apaiser les enseignants, Nicole Belloubet occupera la fonction phare du gouvernement de Gabriel Attal.

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Le retour de l’ancienne garde des sceaux est l’unique surprise de cette deuxième vague gouvernementale. L’ancienne élue municipale à Toulouse avait succédé en 2017, Place Vendôme, à François Bayrou, mis en cause dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem. Remplacée par Eric Dupond-Moretti dans le gouvernement Castex en 2020, elle avait rejoint le monde universitaire. Trois ans et demi plus tard, la sexagénaire « succède » de nouveau, d’une certaine façon, au maire de Pau, qui convoitait le poste. « Oui, j’étais disponible », a confié le Béarnais jeudi matin sur Franceinfo, vingt-quatre heures après avoir dénoncé un désaccord « profond sur la politique à suivre ».

Bayrou est « bien sûr » un partenaire fiable

La foucade du maire de Pau permet à la juriste, professeure de droit public et ancienne rectrice de l’académie de Limoges puis de Toulouse, de renouer avec le pouvoir. L’idée de rappeler cette ancienne socialiste pour diriger le ministère de l’éducation revient au chef de l’Etat, sans froisser Gabriel Attal. Le premier ministre a vanté jeudi soir sur France 2 « l’expérience locale et nationale » de Nicole Belloubet qui est, assure-t-il, « totalement alignée » sur la vision de l’école de l’exécutif.

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