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Après un mois de polémiques, Amélie Oudéa-Castéra a quitté, jeudi 8 février, l’éducation nationale, remplacée par Nicole Belloubet. L’ancienne joueuse de tennis n’aura jamais su faire oublier son faux pas initial : ses propos, dès le lendemain de sa nomination Rue de Grenelle, sur l’école publique et la scolarisation de ses enfants dans un établissement privé parisien, avaient suscité la colère du corps enseignant.

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Amélie Oudéa-Castéra est donc rétrogradée à son ministère d’origine. En sport, on appelle ça un retour aux fondamentaux. La ministre revient à plein temps – et de plein exercice – aux dossiers sports et Jeux olympiques et paralympiques (JOP) qu’elle connaît par cœur, sa zone de confort, celle où elle a construit sa légitimité politique.

L’ancienne directrice générale de la Fédération française de tennis retombe sur ses appuis, qu’elle sait nombreux dans le mouvement sportif. En témoigne la lettre ouverte à la communauté éducative publiée, fin janvier, par une cinquantaine de dirigeants de fédérations, qui ont pris la défense d’« AOC », ministre qualifiée d’« efficace » et « à la hauteur de sa fonction ».

L’initiative avait toutefois été peu goûtée par Matignon, qui avait intimé au ministère, à travers la directrice des sports, Fabienne Bourdais, de rappeler à leur devoir de réserve les signataires, parmi lesquels de nombreux directeurs techniques nationaux, cadres d’Etat.

Amélie Oudéa-Castéra était également en terrain conquis, le 30 janvier, lors de la cérémonie des vœux – très politisée – du Comité national olympique et sportif français dans un amphithéâtre comble. La ministre, qui se sentait alors « en famille », selon un proche, en avait profité pour régler quelques comptes, fustigeant ceux qui, y compris au sein de l’Assemblée nationale, feraient d’elle « le symbole d’une caste privilégiée à abattre ».

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Incarnation du leadership de l’Etat dans le dossier JO

Nommée ministre des sports et des JOP, en mai 2022, « AOC » avait, à ce premier poste, traversé les tempêtes, notamment le fiasco de l’organisation de la finale de la Ligue des champions au Stade de France, huit jours à peine après avoir déballé ses cartons au ministère.

Elle avait aussi pacifié un écosystème sportif profondément divisé à sa prise de fonctions ; redonné du poids à un ministère souvent renvoyé au second plan dans le gouvernement. A son crédit, elle pouvait également se prévaloir d’avoir remporté ses bras de fer avec Noël Le Graët et Bernard Laporte, poussant à la démission les deux puissants présidents des fédérations de football et de rugby, embourbées dans des scandales à répétition.

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