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Les blessés affluaient par dizaines à l’hôpital koweïtien de Rafah au petit matin du lundi 12 février, la plupart inconscients, ensanglantés, parfois hagards, après les bombardements parmi les plus violents qui ont frappé la zone, point de passage de Gaza vers l’Egypte, depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023.

Les services de sécurité israéliens ont annoncé avoir libéré deux otages enlevés par des combattants du Hamas au cours d’une opération dans la nuit de dimanche à lundi. « Fernando Simon Marman, 60 ans, et Louis Har, 70 ans, ont été récupérés lors d’une opération nocturne à Rafah menée conjointement par l’armée, le Shin Beth [la sécurité intérieure] et la police israélienne », a indiqué un communiqué des autorités israéliennes. C’est la seconde fois que l’Etat hébreu parvient à libérer des otages à la faveur d’un assaut, hors négociations.

Auparavant, une série de frappes aériennes sur la ville palestinienne ont fait au moins 63 morts, selon les autorités sanitaires locales, lors de bombardements qui ont touché quatorze maisons et trois mosquées dans différents secteurs de Rafah. L’armée israélienne a affirmé dans un communiqué avoir « mené une série de raids contre des cibles terroristes dans le sud de la bande de Gaza », alors que la zone vit dans la crainte d’une offensive terrestre.

Une « catastrophe humanitaire » à venir

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, persistait, dimanche, dans sa volonté de lancer une offensive militaire contre la ville. Rafah, devenue un gigantesque campement, est le dernier centre urbain où l’armée israélienne n’a pas encore pénétré.

« La victoire est à portée de main. Nous allons y arriver », a affirmé M. Nétanyahou dans un entretien à la chaîne ABC News diffusé dimanche, qualifiant la cité palestinienne de « dernier bastion » du mouvement islamiste. Israël assurera « un passage sécurisé à la population civile pour qu’elle puisse quitter » la ville, a-t-il ajouté, sans préciser où les civils pourraient se réfugier en cas d’attaque. Plus de 85 % des 2,3 millions de Gazaouis ont été déplacés et la plupart s’entassent le long de la frontière égyptienne.

Ces menaces inquiètent la communauté internationale, y compris les Etats-Unis, principal allié d’Israël. Le président américain, Joe Biden, a exhorté le premier ministre israélien, lors d’un entretien téléphonique dimanche, à « garantir la sécurité » de la population palestinienne, tandis que plusieurs Etats ont alerté sur une « catastrophe humanitaire » à venir en cas d’assaut sur la ville surpeuplée.

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