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Le déplacement d’une personnalité politique sur un salon du livre est toujours l’occasion de cocasses rapprochements entre sa vie et les œuvres. Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, auquel s’est rendue, samedi 27 janvier, Rachida Dati, n’a pas dérogé à cette règle. Fraîchement revenue d’Inde, où elle faisait partie de la délégation qui accompagnait la visite d’Etat du président de la République, la nouvelle ministre de la culture n’avait pas l’air de souffrir du décalage horaire – même si elle a invoqué « des oreilles bouchées à cause de l’avion » pour ne pas répondre à une question du Monde.

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Sa présence, annoncée depuis deux jours, était attendue par le rendez-vous mondial de l’art graphique, qui s’est ouvert jeudi 25 janvier et se termine dimanche. Il s’agissait pour la ministre de son premier grand déplacement sur un événement culturel. Première étape au Musée d’Angoulême, où l’ancienne garde des sceaux a visité l’exposition de l’artiste italien Lorenzo Mattotti. Intitulé « Attraper la course », l’ensemble composé d’une cinquantaine de toiles colorées représentant des athlètes en mouvement est mis en regard avec des textes de la romancière Maria Pourchet écrits pour l’occasion.

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La maire du 7e arrondissement de Paris, qui n’a, jusqu’à son arrivée mi-janvier rue de Valois, pas manifesté publiquement d’intérêt particulier pour la culture, était tout ouïe face aux explications de Lorenzo Mattotti venu l’accompagner dans sa déambulation muséale. « Mais en fait, vous ne dessinez que des hommes ? », le questionne-t-elle, avant qu’on lui dise que plusieurs dessins représentent aussi des femmes. « Vous savez que j’ai rencontré Uderzo ? », s’empresse-t-elle de lui dire un peu plus loin dans le parcours.

« J’ai envie d’agir »

Alors que la nomination de la ministre a créé la surprise dans les différentes branches du secteur culturel, on ne peut pas dire que sa venue à Angoulême a suscité une opposition très marquée. Quelques bruits de casserole à l’entrée du musée, un « Mise en examen pour corruption ! » crié à sa sortie et une manifestation festive d’une petite centaine de personnes, l’ont accueillie. Au Nouveau Monde, le chapiteau qui regroupe les maisons d’édition indépendantes, l’opération séduction de la ministre semble avoir fonctionné auprès des auteurs. Sur le stand de Cornelius, elle s’empare d’un livre, Les Assises de l’imposture, s’exclamant dans un rire : « Mais c’est la mienne ! » Parmi la trentaine d’albums avec laquelle la ministre est repartie figurait aussi Révolution (Actes Sud).

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