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Encore jeune, le plan d’épargne-retraite (PER) équipe essentiellement des actifs soucieux de se constituer un pécule en prévision de la retraite. Le calibrage de l’avantage fiscal à l’entrée et la bonne gestion de cette épargne sont logiquement les priorités du moment. Mais, une fois à la retraite, d’autres questions se posent. En effet, les capitaux logés dans un PER peuvent être débloqués dès lors que vous avez atteint l’âge légal de départ. Le produit n’en continue pas moins d’exister.

A ce stade, il faut déjà s’interroger sur le fait de piocher ou non dans l’enveloppe. Car une telle action entraînera immanquablement une taxation des sommes concernées. Ce n’est pas toujours le cas à l’heure actuelle, même si c’est bien l’esprit du PER. « Dans les années à venir, les taux de remplacement vont baisser et il faudra nécessairement compléter ses pensions, assure Lotfi Lahiba, responsable épargne salariale et retraite chez Gay-Lussac Gestion. Plus on va avancer dans le temps, plus le PER sera vu comme un complément de revenus obligatoire à la retraite. »

Disposez-vous d’autres placements dans lesquels puiser, telle une assurance-vie ? Profitez-vous par ailleurs de revenus complémentaires grâce à des investissements immobiliers ? Un véritable état des lieux est nécessaire. En effet, si vous renoncez à utiliser ces avoirs, vous pourrez les transmettre. Une stratégie qui peut être très efficace, car elle permet de conserver l’avantage fiscal perçu à l’entrée tout en protégeant son conjoint, puisque celui-ci peut, dans certaines conditions, bénéficier en franchise d’impôt de votre PER en cas de décès.

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Il peut aussi être tentant de récupérer l’intégralité de son épargne avant ses 70 ans pour reverser ce capital sur un contrat d’assurance-vie avant cet âge fatidique, et bénéficier de son traitement fiscal avantageux. Mais la taxation des capitaux lors du rachat rend l’opération peu avantageuse.

Sécuriser son capital

« Si le client n’a pas les moyens de transmettre, la meilleure solution consiste à réaliser des rachats partiels étalés dans le temps, car c’est souvent dans les dix premières années après la retraite que l’on veut des revenus complémentaires, conseille Julien Male, de Laplace. Attention à la souplesse offerte par son contrat sur les options de sortie ! » Une autre option, peu appréciée toutefois, consiste à sortir en rente viagère. Dans ce cas, vous cédez votre capital à un assureur en échange d’un revenu à vie.

En fonction de la stratégie adoptée, vous pourrez adapter la gestion de votre contrat. En effet, la gestion à horizon proposée par défaut dans le PER prévoit de réduire fortement l’exposition aux actifs risqués deux ans avant l’échéance de la retraite. Une désensibilisation qui a pour but de sécuriser le capital dont vous allez avoir besoin pour compléter votre retraite.

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