Johane, participante au projet de l’association Le Naturoscope. Sur la plage du Prophète, à Marseille. Toutes les photos ont été prises le 18 février.

« Mettez-vous à l’aise, parce qu’on va sillonner toute la plage. » Chaussures tout-terrain aux pieds, Lola Canizares, 33 ans, annonce la couleur. Les manteaux tombent, les manches sont remontées. Le 18 février, en contrebas de la corniche Kennedy, dans le 7e arrondissement de Marseille, six volontaires forment un petit attroupement sur la plage du Prophète, entre les beach-volleyeurs et les quelques valeureux baigneurs. « Aujourd’hui, vous allez participer à un projet de sciences participatives consacré à l’étude de la posidonie », poursuit l’éducatrice à l’environnement chez Le Naturoscope, une association de protection de la nature, en désignant du doigt les amas de végétaux marronâtres déposés par les vagues.

Les participantes du jour, en service civique à l’association d’éducation populaire la Ligue de l’enseignement, font la moue. La posidonie, une herbe marine généralement prise pour une algue, est pourtant un véritable « trésor sous-marin », essentiel à l’équilibre de la Méditerranée. Puits d’oxygène, réservoir à carbone, nurserie pour les espèces marines et rempart contre l’érosion, la plante, protégée depuis 1988, souffre depuis plusieurs années de l’artificialisation des côtes. La mission du jour : étudier ces banquettes de posidonie et transmettre par la suite les données aux scientifiques.

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