Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, à Marseille, le 13 février 2026.

Laurent Nuñez, le ministre de l’intérieur, a écrit dimanche 22 février à la présidente de la cour d’assises spéciales de Paris qui juge en appel l’assassinat de Samuel Paty. Dans son témoignage, lu vendredi, le ministre estimait qu’une campagne de haine comme celle visant le professeur ne l’exposait pas « nécessairement » au risque d’être assassiné.

Dans un arrêt lundi, la présidente a déclaré que Laurent Nuñez, dont le témoignage vendredi avait été salué par la défense, lui avait écrit dimanche soir de son adresse personnelle. Cependant, ce courriel ne respecterait pas les « formalités » du code de procédure pénale et, en conséquence, il devrait être réentendu, sur les mêmes questions, avant mercredi à 10 h 30 par un haut magistrat de la cour d’appel de Paris.

Vincent Brengarth, un des avocats de l’agitateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, s’est dit « abasourdi » par la démarche du ministre d’envoyer un tel courriel, la défense unanime dénonçant une « atteinte à la séparation des pouvoirs ».

Le Monde avec AFP

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