Au siège du groupe Prisma Media, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), le 17 mars 2014.

Le groupe Prisma, numéro un de la presse magazine en France, a annoncé lundi 30 mars aux représentants du personnel un plan de suppression de 261 postes, soit 40 % de ses effectifs, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la CGT.

« Au total, la mise en œuvre du présent projet pourrait ainsi entraîner jusqu’à 279 licenciements pour motif économique maximum sur les 650 postes au 31 janvier », selon un document transmis à l’AFP concernant ce groupe qui fait partie du giron de Vincent Bolloré. Depuis septembre, le directeur des rédactions de Prisma Media est Serge Nedjar, également patron de la chaîne d’info CNews, et le vice-président du groupe, Gérald-Brice Viret, est également directeur général de Canal+ France, détenu par le milliardaire breton.

« C’est un vrai carnage », a réagi Emmanuel Vire, délégué syndical CGT du groupe. Une assemblée générale du personnel est prévue dans l’après-midi, durant laquelle Gérald-Brice Viret devrait prendre la parole. Quelque 90 postes de journalistes sont concernés. Une première réunion d’information-consultation du comité social et économique (CSE) est programmée vendredi.

Prisma Media comprend de nombreux titres comme Capital, Géo, Femme actuelle, Voici, Télé Loisirs et, depuis début décembre, Ici Paris et France Dimanche, rachetés à CMI France, contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. Des déclinaisons et des hors-séries vont s’arrêter, comme Géo Histoire et Femme actuelle jeux.

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Troisième vague de départs en deux ans

Prisma avait annoncé en décembre prévoir un tel plan de départs, mais qui devait alors toucher un tiers des salariés. Il s’agit de la troisième vague de départs en deux ans annoncée au sein du groupe, sous le contrôle du milliardaire conservateur depuis 2021.

« Prisma Media fera tout ce qui est en son pouvoir pour limiter l’incidence du plan sur l’emploi de ses collaborateurs et elle mobilisera les moyens du groupe Louis Hachette [propriétaire de Prisma] pour favoriser le reclassement des salariés dont le poste serait supprimé », est-il précisé dans le document provenant du groupe.

Sollicitée par l’AFP, la direction de Prisma a prévu de réagir ultérieurement.

Le Monde avec AFP

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