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Histoires Web samedi, mars 2
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L’AVIS DU « MONDE » – ON PEUT ÉVITER

Sicile, 1965. Dans un village rural, Lia, une jeune femme sans histoires qui vit avec ses parents paysans. Lorenzo, le fils d’un patron local, a l’habitude de flirter avec elle, se montrant de plus en plus pressant. Parce qu’elle refuse ses avances, Lorenzo décide de la kidnapper pour la prendre de force, obligeant Lia à suivre une funeste coutume, le « mariage réparateur » : pour sauver son honneur, une victime de viol doit épouser son agresseur.

Primadonna, premier film de la réalisatrice italienne Marta Savina, se donne pour programme honorable de raconter la rébellion de Lia, décidée à mettre fin à cette coutume d’un autre âge et à demander réparation – sur le même sujet, on pense au somptueux Seule contre la mafia (1970), de Damiano Damiani.

Cruelle comparaison, tant Primadonna se révèle une pâle dissertation féministe qui sacrifie tout à sa bonne cause et, pour toute forme, se contente d’un néoréalisme télévisuel. On a, par ailleurs, du mal à croire à la peinture de cette Italie rurale des années 1960, la faute à un manque cruel d’incarnation et à une approche anachronique, qui consiste à plaquer sur une époque un récit d’émancipation féminine très contemporain.

Film italien, français de Marta Savina (1 h 40).

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