
Il commence à en avoir l’habitude, mais l’élection présidentielle occupe une bonne partie de l’agenda de Bruno Retailleau. Ce mardi 31 mars n’a pas échappé à la règle pour le président du parti Les Républicains (LR). En fin d’après-midi, David Lisnard l’informait ainsi, lors d’une entrevue, de son départ officiel de LR. Le maire de Cannes reproche au chef de parti d’avoir écarté – par le biais du bureau politique du 24 mars – sa proposition d’une primaire ouverte et très large allant du centre jusqu’à l’extrême droite et Reconquête !.
Toutefois, l’annonce (au « 20 heures » de France 2) de sa candidature pour 2027 ne tracasse pas l’entourage du patron de LR. « Lisnard fait une échappée solitaire et ça risque d’être très compliqué pour lui de tenir sur la longueur avec l’argent de Nouvelle Energie [son parti] », estime un proche de M.Retailleau.
A vrai dire, le sénateur de Vendée avait un autre incendie à éteindre. Plus tôt dans la journée, il publiait une tribune sur le site du Figaro pour répondre à celle des 90 élus de droite et du centre défendant l’idée d’une candidature unique. Dans ce texte relayé par La Tribune Dimanche deux jours plus tôt, ces sénateurs et députés (dont 25 LR) appelaient leurs chefs respectifs à « un sursaut d’unité » pour éviter « un duel probable opposant au second tour de l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national ».
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