Histoires Web mercredi, février 25
Le président d’Horizons, Edouard Philippe, lors du lancement de sa campagne municipale, au Havre (Seine-Maritime), le 28 janvier 2026.

Eparpillés façon puzzle. A quinze mois de l’élection présidentielle, les partis du centre et de la droite, qui gouvernent cahin-caha depuis la dissolution de juin 2024, ne se projettent pas ensemble dans la conquête de l’Elysée. L’acte de candidature du président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, le 12 février, préfigure le spectacle de la désunion redouté par certains élus de Renaissance, Horizons, MoDem et LR.

La candidature du chef de file de la droite vient s’ajouter à celles issues de l’ex-majorité présidentielle : le maire du Havre, Edouard Philippe, est déjà en campagne pour Horizons, et chez Renaissance, Gabriel Attal prévoit de se lancer après les municipales. La liste des prétendants à la succession d’Emmanuel Macron pourrait s’allonger encore d’ici à l’été : Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, en conflit ouvert avec Bruno Retailleau et sa ligne droitière, se rêve en « outsider », quand le garde des sceaux, Gérald Darmanin, dit « songer » à une éventuelle candidature.

Ce qui n’empêche pas ce dernier d’alerter sur le risque d’une déroute électorale. « Si on est plusieurs candidats de la droite et du centre, nous ne serons pas à l’élection présidentielle au second tour, et donc nous laisserons nos électeurs choisir entre deux extrêmes et ils nous en voudront », a-t-il avancé sur RTL, le 15 février. Comme lui, nombre d’élus de l’aile droite du camp présidentiel estiment que cette profusion de candidatures contrevient à toute logique électorale. Car, dans la tripartition du paysage politique, le bloc central et la droite, coincés entre la gauche et l’extrême droite, partagent une partie de leur base électorale.

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