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Alors même que la conjoncture s’assombrit, le cabinet de conseil en ressources humaines Qualisocial a pris la mesure de l’état d’esprit des salariés. Pour ce faire, du 23 au 29 novembre 2023, Ipsos a interrogé un échantillon représentatif de 3 002 personnes travaillant pour des employeurs privés et publics, administrations incluses.

Qualisocial entend ainsi évaluer l’impact de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) sur la santé, l’engagement et le bien-être, afin de « donner les moyens aux organisations publiques et privées d’agir là où les employés en ont le plus besoin ». « Les difficultés économiques représentent toujours un risque important pour la santé mentale : de mauvaises perspectives d’avenir et des tensions au travail augmentent les troubles psychosociaux », explique Camy Puech, le président du cabinet de conseil.

49 % des répondants affirment éprouver dans leur vie un niveau élevé de stress. Près d’un salarié interrogé sur deux (48 %) se satisfait de sa charge de travail, mais 23 % la jugent problématique, généralement parce qu’ils l’estiment excessive. Cette proportion grimpe à 34 % dans la fonction publique hospitalière.

Le poids des facteurs professionnels

L’enquête ne permet pas de distinguer précisément la part des variables professionnelles qui contribuent au stress des salariés, dans la mesure où des aspects personnels (état civil, âge) interviennent aussi et pèsent notamment sur la santé des salariés. Cela dit, « les entreprises où la charge de travail est problématique comptent trois fois plus de salariés s’estimant en mauvaise santé que celles où la charge de travail est perçue comme équilibrée », observe Camy Puech.

Plus généralement, 53 % des sondés se disent en bonne santé physique ou mentale, mais seulement 39 % les deux. 19 % estiment, en revanche, être en mauvaise santé mentale. Et cette proportion atteint 56 % parmi ceux qui ressentent un déséquilibre entre leur vie professionnelle et personnelle, un item qui recoupe partiellement la charge de travail.

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37 % des salariés se disent « plutôt ou très épanouis » dans leur vie, 21 % « peu ou pas épanouis ». Les autres se positionnent entre les deux. Les facteurs professionnels pèsent lourd dans cette répartition, puisque les moins épanouis se concentrent sur les catégories défavorisées. La proportion d’insatisfaits atteint ainsi 26 % chez les ouvriers (contre 15 % parmi les cadres supérieurs), 23 % parmi les salariés non encadrants (contre 13 % pour le « top management »), 28 % chez les salariés disposant dans leur foyer d’un revenu annuel inférieur à 15 000 euros (contre 13 % chez ceux qui gagnent plus de 60 000 euros).

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