Les réservoirs d’une raffinerie de pétrole touchés par une frappe aérienne laissent échapper une épaisse fumée au-dessus de Téhéran, le 8 mars 2026.

Alors que la quatrième semaine de la guerre s’ouvre en Iran, Israël projette une forme d’indifférence vis-à-vis de ses conséquences économiques à travers le monde. Les réserves de son champ gazier Leviathan, en Méditerranée, lui assurent une enviable autonomie en la matière. Le pays est donc peu sensible aux inquiétudes suscitées par ses frappes contre South Pars, mercredi 18 mars, l’un des plus grands champs gaziers au monde. Son économie s’est adaptée à la guerre, depuis trois ans qu’Israël l’a portée dans six pays du Proche-Orient, à la suite de l’attaque terroriste menée par le Hamas sur son sol, le 7 octobre 2023. La démonstration de force de l’aviation et de la défense aérienne israéliennes promet de plus beaux jours encore à son industrie de l’armement, qui engrange depuis deux ans des contrats importants.

« Presque une puissance globale. » Ainsi Benyamin Nétanyahou décrivait-il le nouveau statut d’Israël à ses concitoyens, jeudi, vantant l’opération qu’il mène sur un plan d’égalité opérationnelle totale avec l’armée américaine − une première dans l’histoire récente des Etats-Unis. Le premier ministre passait ainsi sous silence les accomplissements réels d’une guerre qu’il promet en creux de répéter aussi souvent et aussi longtemps que nécessaire, dans une projection de conflit sans fin. Mais c’est une puissance dégagée de toute responsabilité qu’il décrit ainsi.

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