Le ministère publie chaque année un état des lieux de la « délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales » à l’échelle communale, départementale et régionale. Pour la Place Beauvau, le terme de « délinquance » regroupe toutes les infractions, c’est-à-dire les délits – punis de deux mois à dix ans d’emprisonnement – et les crimes – passibles de plus de quinze ans de réclusion, à l’exception des délits routiers.
A partir de ces statistiques, les classements annuels proposés par un certain nombre de journaux et de magazines n’ont pas recours à la même méthodologie. Certains additionnent les différents types d’infraction, en les pondérant ou non selon leur gravité supposée. D’autres, comme ce classement des villes de bord de mer les moins sûres, ne recensent que les infractions dans l’espace public, en excluant par exemple les « coups et blessures intrafamiliales », mais en incluant les « violences sexuelles », alors que les victimes connaissent leur agresseur dans environ deux tiers des cas.
Pour appréhender correctement ces classements, il faut donc bien comprendre comment est bâtie la base de données ministérielle.
Un reflet de l’activité policière
Le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) regroupe en 17 catégories toutes les infractions que font remonter les services de police et de gendarmerie, à l’endroit où elles ont été signalées. En raison de leur faible nombre, et pour préserver le secret statistique, certaines catégories comme les homicides et les tentatives d’homicide ne sont pas disponibles au niveau de la commune.
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